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![]() Battlefield : Bad Companypublié le 7 juillet 2008
" Je suis vraiment un Baaad Boy "
La guerre entre les FPS sur consoles nouvelle génération connaît déjà un vainqueur parmi les vainqueurs... Son nom : Call Of Duty 4. Mais lorsque le nouvel opus de la série Battlefield arrive dans les tranchées, rien ne va plus et tout le monde se demande lequel de ces deux titres en sortira vivant. Promettant un mode solo digne de ce nom, Battlefield : Bad Company est-il à la hauteur de nos espérances ?
Le soft se compose ainsi de deux modes de jeu principaux, un solo et un multi. Littéralement la cible de tous les projecteurs, le mode solo est jouable dans trois niveaux de difficulté qui viendront augmenter votre temps de jeu, selon votre aptitude à gérer les situations de crise où le flot d’ennemis vous fera perdre la tête. Comptez donc entre huit et dix heures pour finir les sept missions de ce mode solo dans le mode de difficulté normal. Rajoutez ou ôtez deux heures et vous aurez un aperçu proche de la réalité du temps de jeu nécessaire dans les modes difficile et facile. Que vous soyez un fan de la gâchette ou un fin stratège, une bonne dose de fun vous attendra au tournant. Proposant un scénario de qualité ponctué par de l’humour léger à l’américaine, les sourires que vous esquisserez tout seul devant votre écran seront nombreux. Dignes d’un film à la Full Metal Jacket, les dialogues collent vraiment bien à l’ambiance et aux personnages de ce Bad Company. Vous l’aurez compris, le solo tient la route, et ce n’est pas les quelques améliorations rendues possibles grâce au nouveau moteur graphique du soft qui nous diront le contraire. Frostbite, tel est son nom, vient enfin répondre à l’appel des plus destructeurs d’entre vous, puisque les environnements seront presque entièrement destructibles ! Prenez une grenade, jetez-la contre le mur d’une maison, et celui-ci vole instantanément en éclats ! Fini les portes, creusez vos propres accès à coups d’explosifs. Réellement jouissive, cette option est utilisée à fond par les développeurs puisque vous retrouverez des bidons d’essence ou de gaz éparpillés sur la map, qui exploseront avec des pans de bâtisse entiers au bout de quelques impacts de balle, rendant ainsi la progression bien plus interactive et non linéaire. " Les intouchables "
« Les intouchables »Alors préparez-vous, arme en main et grenades dans la poche : nous allons embarquer pour un très long voyage ! Si le fun semble être le maître-mot de ce Battlefield Bad Company, rien ne vaut quelques explications supplémentaires. Une fois quelques minutes de jeu dans les bras, il vous sera très vite expliqué comment utiliser une certaine seringue, remplie d’adrénaline. Cette dernière aura pour effet de vous redonner l’ensemble de vos points de vie lorsque le besoin s’en fera ressentir. Seul petit hic, qui viendra diminuer l’attraction du mode le plus difficile du soft, cette seringue est disponible à l’infini. Et dans les rares cas où vous viendriez à mourir, vous réapparaitrez à l’endroit du dernier point de passage, sous forme de redéploiement, sans avoir à faire ce qui a été fait depuis la sauvegarde automatique. Autrement dit, la mort ne sera pas un obstacle qu’il faudra compter parmi vos ennemis ! Bien au contraire, vous vous en ferez vite un allié, puisque bon nombre d’ennemis tomberont sous le feu de votre arsenal, faisant de vous une véritable machine de guerre. A tout moment, vous posséderez un fusil (d’assaut ou de tir longue distance), des grenades et un couteau. Sans oublier la seringue d’adrénaline et des accessoires que vous ramasserez au cours de mission et qui auront une utilité ponctuelle (C4, récepteur, perceuse…). Une ribambelle de fusils différents sera utilisable, pour ensuite être répertoriée dans votre tableau de chasse. Bien entendu, les avoir tous eu entre les mains vous donnera droit à un petit succès.
Si les armes seront légion dans Battlefield : Bad Company, il en va de même pour les véhicules, qui se découperont en quatre catégories : les Jeeps, les Véhicules de Combats d’Infanterie, les Chars et les Aéronefs Légers. Comprenez par là que vous pourrez vous faire la main sur des camions, des tanks, des jeeps, des bateaux et des hélicoptères. N’étant pas tous dotés du même blindage, certains seront plus fragiles que d’autres. Mais ce qui est vrai pour vous l’est aussi pour vos ennemis, alors tâchez d’en tirer profit ! Le véhicule ultime étant le char d’assaut russe, vous offrant une protection irréprochable et vous invitant à tirer des rafales de roquettes sur la ou les cible(s) de votre choix, humaine(s) ou immobilière(s). Bien utiles dans les phases offensives, ces derniers le seront aussi lors des phases de vide (c’est-à-dire de calme, lorsqu’il n’y a personne à abattre), où vous devrez vous rendre d’un point A à un point B de la map, assez gigantesque il faut l’avouer. Heureusement, le gameplay a bien été étudié pour ces phases de pilotage, qui ne vous demanderont que quelques instants pour maîtriser l’ensemble des moyens de transport qui s’offrent à vous. De même pour les phases plus actives, où le joueur ne se retrouvera pas dépaysé par les commandes, qui dans le pire des cas pourront être paramétrables via le menu pause. Que demander de plus, à part des graphismes magnifiques et une ambiance sonore à la fois réaliste pour sa partie bruitages et de remarquable qualité pour sa partie musique et mélodie ? Hum… Il ne me semble pourtant pas avoir affirmé le contraire ! " Que le plus cupide l'emporte ! "
« Que le plus cupide l’emporte ! »Tuons le suspense sans plus attendre (surtout après la perche que je me suis tendu dans le paragraphe précédent) : abordons le thème des graphismes et de l’ambiance sonore du soft. Tout simplement de très bonne qualité, les rendus graphiques de Bad Company sont à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre d’une console nouvelle génération, ni plus ni moins. Très peu de bug sont à répertorier et le taux de framerate est entièrement satisfaisant, pour le plus grand bonheur de nos rétines. Les éléments du décor (arbres, herbes et bâtiments) ont été travaillés et retravaillés, pour au final nous garantir une immersion de très haut vol, qui n’est pas sans nous rappeler un certain Call Of Duty 4. Côté son, là encore le résultat est presque parfait. Un thème musical plein de légèreté revient souvent, et la réalisation globale nous rappelle celle d’un film. Les bruitages guerriers (tirs, bombardements et explosions) sont on ne peut plus convaincants. Pour les fans de la langue de Shakespeare, il vous sera même possible de visionner les cinématiques en version originale ! Bref, du grand art, et ça nous plait ! Petit bémol, aucune variation de la météo ne sera à observer durant vos campagnes, pas même une mission de nuit ! C’est bien dommage, on devra donc se contenter des quelques phases de pilotage maritime pour faire mumuse dans l’eau. Mais qu’à cela ne tienne, Battlefield Bad Company se place parmi les meilleurs et on ne va pas s’en plaindre.
Un peu dans l’ombre jusqu’à cet instant, intéressons-nous au mode multijoueur du soft qui lui aussi réserve son lot de surprises. Intitulé « Ruée vers l’Or », son principe est on ne peut plus simple. Il reprend l’une des clefs de l’intrigue du mode solo (la découverte d’or par nos quatre héros), pour la développer en ligne. Le joueur pourra donc choisir d’incarner soit un Assaillant, soit un Défenseur. Il sera ainsi dans une équipe composée de onze autres joueurs, pour des parties pouvant aller jusqu’à 24 joueurs (contre 64 lors de précédents opus Battlefield). Selon le camp qu’il aura choisi, ses objectifs seront différents, puisqu’il devra soit chercher une cargaison d’or, soit la défendre. Pour pimenter un peu le déroulement de la partie, chaque joueur disposera de vies en nombre limité. Il pourra ainsi en gagner ou en perdre, notamment lorsque son équipe parvient à remplir l’un ou l’autre objectif de mission. La stratégie sera donc de mise, puisque vous aurez le choix entre plusieurs catégories de personnage, allant de « Assaut » (par défaut) à « Spécialiste » (utile pour les missions de sabotage). De nombreuses parties se profilent à l’horizon pour celui qui aura su apprécier le mode solo, sur près de huit maps toutes les plus grandes que les autres. A noter qu’un second mode de jeu en ligne devrait bientôt voir le jour, et qu’il sera téléchargeable gratuitement à partir du Xbox Live. Là encore, que du bon ! test écrit par Florian Graphismes
8 Des environnements complets, bien réalisés, mais une météo un peu trop stationnaire ! Sans oublier le travail énorme qui a été accompli sur le moteur Frostbite, permettant une destruction presque totale des éléments du décor.Jouabilité
8 Un petit temps d'adaptation sera nécessaire avant de maîtriser tous les véhicules. Mais une fois acquis, rien ne vous arrêtera !Son
9 Des doublages (et une VO) dignes d'un film ! Idem pour la musique et les mélodies. Que dire des autres bruitages, à part qu'ils rentrent parfaitement dans le moule !Durée de vie
7 Un solo un peu court certes, mais qui suit la tendance du moment ; un multi qui vous tiendra en haleine durant pas mal de temps. Fun
8 On se marre bien, et la destructibilité des bâtisses y est certainement pour quelque chose ! De l'humour là où il en faut ; bref on adore !
• Un mode solo de qualité.
• Un seul mode multi (pour le moment). Verdict : 8Avec un mode solo qui tient la route, Battlefield : Bad Company en étonnera plus d'un. Doté d'une réalisation de très grande qualité, que ce soit graphique ou sonore, le joueur ressentira à la fois amusement, stress et étonnement durant les campagnes qui se cheminent devant lui. Néanmoins un cran en dessous de Call Of Duty 4, ce nouvel opus Battlefield se place tout de même parmi les meilleurs de sa catégorie, et ce ne sont pas les quelques défauts que l'on pourra lui trouver qui nous feront dire le contraire ! |
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